Cadwallon, la cité franche Index du Forum Cadwallon, la cité franche
Bienvenue dans le jeu de rôle en ligne du joyau de Lanever !
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

La date/heure actuelle est Ven 26 Mai 2017, 04:43
Toutes les heures sont au format UTC + 1 (DST en action)
 Index du Forum » Aux portes de la ville » Il était une fois
[Aventure : La Ligue des Morts] Intro: la probation refusée
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet Marquer le sujet comme non lu :: Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant
Page 1 sur 1 [11 messages]  
Auteur Message
Akelah
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 28
Localisation: Sous l'arbre, ou alors perchée dessus

MessagePosté le: Sam 15 Sep 2007, 17:06    Sujet du message:  [Aventure : La Ligue des Morts] Intro: la probation refusée
Description du sujet: On t'as dit que ce serait facile ? Et bien on t'as menti, mon gars...
  Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

A l’annonce officielle de la mort de Scorie, gobeline franc-ligueuse qui luttait vaillamment depuis dix-sept jours contre l’infection de ses brûlures sans pouvoir hurler sa souffrance depuis sa gorge calcinée, avant de finalement succomber, extenuée, l’écu de la Ligue du 2 d’Emeraude fut retiré de l’intérieur de la Grande Halle et exposé sur les murailles extérieures.

La Guilde des Cartomanciens énonça solennellement le nom des compagnons décédés, et la Ligue fut officiellement défaussée.

Un temps, les rumeurs colportèrent le retour du Pou, aperçu dans une taverne. D’autres arguèrent avoir vu Fram gronder sous la lune du côté du Rempart, mais les informations s’avérèrent bien vite erronée.
Les ligueurs étaient morts, et bien tous morts. Indubitablement.

A l’indignation de voir l’enquête close succéda bien vite l’oubli, et les soucis plus incisifs du quotidien : contrebande, vols, exploration, les autres ligues avaient de quoi s’occuper. L’étrange éradication du 2 d’Emeraude fut consignée dans les archives, et son écu endura la pluie et le froid du dehors, comme ceux de bien d’autres ligues défaussées, ponctuation d’une longue litanie funèbre.

Oublié Calak l’orque, égorgé derrière une taverne.
Oubliée Fram le Wolfen, retrouvé étranglée sur l’un des quais.
Oubliés Minsk et Trevor les cousins ogres empoisonnés sur le Rempart.
Oublié Doraelle la Keltoi, découverte avec un troisième oeil au milieu du front, dans une arrière salle des thermes.
Oubliés Scorie et son frère le Pou, brûlés vifs dans leur cabanon-retraite.
Oubliée Akelah l’elfe daikinee criblée de flèches dans les ombres de Soma

Tous morts en une nuit, chacun de leur côté. D’évidence, le 2 d’Emeraude s’était fait un ennemi de trop, et tous les ligueurs l’avaient impitoyablement payé de leur vie.
Un relent sulfureux de malédiction semblait entacher l’arcane aux doubles joyaux.
Les assassins, eux, courraient toujours.
La justice ne saurait être prompte pour tous, et Cadwallon offrait multitudes de cachettes pour des tueurs expérimentés.
Oublié le 2 d’Emeraude. Un temps.



Quelques quarante jours plus tard, diversement motivés, les premiers postulants vinrent se présenter à la Grande Halle pour prendre la relève. C’est alors que les choses, insidieusement, prirent couleur d’insolite.
Malgré leur potentiel évident, les candidatures, examinées, furent étrangement, discrètement mais systématiquement rejetées par l’administration ducale.
L’écu du 2 d’Emeraude demeurait fixé au mur du deuil tel un épitaphe de métal et les Cartomanciens annonçaient inexorablement l’échec de la relance.
Quant aux postulants évincés, pourtant prometteurs, frustrés et vexés, ils ruminaient leur échec dans les tavernes et les bouges de Cadwallon, spéculant entre eux sur les inexplicables carences qui les avaient ainsi déboutés.
N’avait-on point vu depuis des godelureaux moins doué être accepté sans problème dans telle ou telle autre Ligue ?
Se pouvait-il qu’un destin capricieux ait voulu, contre leur gré, préserver ces volontaires d’un sort funeste ?
Oubliés leur noms à eux aussi.

Oubliés, mais pas de tous.

Oubliés, certes, jusqu’à ce qu’un certain matin, un coursier, toujours différent, leur remette à chacun une enveloppe cachetée du sceau ducal.

Une simple condition courait sur la lettre ainsi scellée, rédigée à l’encre noire, en mots élégants :

« Si vous désirez toujours acheter deux émeraudes pour un ducat, glissez vous discrètement ce soir sous la robe pourpre et demandez l’Epeire… »



Ce matin, une telle enveloppe vient de vous être remise.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Arsenik
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 13

MessagePosté le: Lun 01 Oct 2007, 21:39    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

Pour Arsenik, seul comptait la richesse et la célèbrité, et cela de son vivant, en fournissant le minumum d'efforts requis.

C'est ce qui l'avait conduit à postuler au Deux d'Emeraude; pour lui c'était du tout cuit, mais Rat en avait décidé autrement, ou plutôt cette satanée administration ducale qui ne savait pas reconnaître son talent.

Il ruminait encore son échec, ce matin, en rentrant chez lui, dans le taudis qu'il habitait dans les bas-fonds du port de l'Ondine, aprés une nuit de menus larcins.

Arsenik louait une chambre sous les toit, au-dessus d'une boucherie tenue par un vieille ogre, du genre à ne pas faire d'histoire, tant que le loyer était payé.
La rue, vu l'heure matinale, était déserte à l'exception d'un mediant ronflant dans le renfoncement d'une porte. Arsenik s'apprêtait à pénétrer à l'intérieur de la mansarde lorsqu'il entendit une voix derrière lui:


- Arsenik... "Neuf Vies" ?

Se retournant, Arsenik vit un orc, vêtu d'une longue cape marron, à l'aspect assez chetif pour un representant de sa race, mais encore relativement impressionant face à un gobelin d'1m50 de haut.

- Qui le demande ?

Pour seul réponse, l'orc lui tandit une enveloppe cachetée du sceau ducal et tourna les talons.
Intrigué, Arsenik ouvrit immediatement la lettre. La lettre ne comportait que ces mots:
« Si vous désirez toujours acheter deux émeraudes pour un ducat, glissez vous discrètement ce soir sous la robe pourpre et demandez l’Epeire… »
Il leva la tête, afin de questionner le messager sur la provenance de la lettre, mais ce dernier avait déjà disparu.
Ne pouvant avoir de réponses à ses questions, et toujours désireux de devenir franc ligueur, il ne lui restait plus donc qu'à se rendre dans le quartier de la Robe Pourpre pour obtenir des réponses.
Il irait dés ce-soir...

_________________
Rien n'empêche de se battre loyalement contre plus fort que soi... à plusieurs et par derrière
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Akelah
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 28
Localisation: Sous l'arbre, ou alors perchée dessus

MessagePosté le: Dim 14 Oct 2007, 18:56    Sujet du message: acte 1 la Robe Pourpre   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

(Tout d'abord, mes excuses aux ligueurs éventuels d'avoir tardé à répondre, j'étais hospitalisé. Me voici donc de retour en espérant n'avoir découragé personne.
Ce qui suit attend tout joueur ayant décidé de se répondre au billet d'invite. A vous d'écrire la suite. Merci )


Les façades sentencieuses de la Ville Haute ne sont pas forcement plus rassurantes que les ombres suintantes des ruelles alambiquées des bas quartiers.
Cette nuit, la nuit de la nouvelle année, les lampes jettent des éclaboussures de miel sombre dans les allées, mais leur éclat semble plus rouge que doré. Les rires avinés des étudiants et des soldats ricochent de murs en murs depuis les fenêtres comme d’insolites malédictions. Quelque chose de bizarre et d’étrangement dérangeant semble s’être saisi de Cadwallon, mais peut –être n’est ce que l’impression de désarroi qui étreint le cœur de celui qui s’est vu ainsi convoqué contre toute attente.
N’empêche…
Les ombres. Les ombres s’allongent.

Le Fief Drakaer, petri de principes de chevalerie archaique, et encourageant de façon désuete l’honneur et la vaillance devrait etre l’endroit le plus rassurant de Cadwallon, mais ce soir, chaque rue semble un tombeau hanté de goules discrètes, moqueuses, fugaces.
Un carnaval morbide.

Non, je m’illusionne… Ce n’est qu’une impression, un jeu d’ombre.

La ligue entière exterminée, et voici que les ombres de la ville semblent toutes se gausser de lui.
Toi aussi tu mourras, semblent-elle chuchoter en s’esclaffant.…

Un noble passe la rue, cape d’ombre et reflet de métal cuivré filant depuis les arches des portes cochères, telle une marionnette boîteuse. Son porteur d’arme couine et gémit, les bras serrant une longue barre sombre bardée de rubans de cuir, pareils à ceux d’une momie crucifiés. L’œil du porteur brille un court instant, braise rouge. Assassine.
Les ombres guettent.
La nuit de la nouvelle année a-t-elle déjà paru aussi sinistre ?

Une autre noble. Silhouette indiscutablement féminine. Longue, féline, vetue de hautes cuissardes. Les lanternes projettent des éclats carmins sur sa guimpe rouge. Tout le monde connaît Isabeau la Secréte. Nul ne sait ce qu’elle pense et quel feux forgent ses colères muettes. Isabeau disparaît dans les ombres, du côté des Bains du Dragons. L’ormet trottine à sa suite, ses grelots tintant comme les vertèbres d’un fétiche macabre.
Les ombres guettent.
Les rires derrière les murs sont autant d’échos plaintifs et apeurés.

Cadwallon se repaît de bien des secrets. La cité connaît l’obscurité des âmes. Les cadwés s’y agitent, les pierres s’y empilent, et le sol… le sol grouille d’une vie propre, un rêve ténébreux, tortueux., soubresauts d’envie de gloire et de désir d’oublis.
Ces ténèbres sont de celles que voient les fous et les déments, ceux dont l’œil s’allume étrangement en vous lorgnant depuis le fond d’une taverne, ou derrière le muret d’un jardin.
Quand la nuit tombe, la cité appartient aux Cadwés et les Cadwés lui appartiennent dans une étreinte moite à dresser les poils de la nuque.
A crever de trouille…
Toute une ligue exterminée. Qui a pu vouloir cela ?
Et qui n’a pas voulu qu’elle renaisse ?

Cadwallon jalouse certains de ses secrets, qu’elle ne partage qu’avec une poignée de désespérés. Elle se désintéresse des intrigues tissées entre la Lumière, Les Ténèbres et le Destin, entre les Lions et les Griffons, le Rat et le Chacal, entre le Taureau et le Sanglier.
Peu lui importe les dents de l’ogre dans le poitrail du lutin des bosquets, le hoquet rouge du gobelin égorgé pour un quignon de pain dans l’angle d’un taudis, ou les larmes d’une gamine mangée par la vermine, sur l’une des tables de dissection d’un chirurgien bardé de métal.
Cadwallon vit et se nourrit.
Ses entrailles rêvent et crient.

Et là, dans le quadrilatère d’ambre et d’ocre tracé sur le pavé par les fenêtres délicatement grillagées du célèbre bordel, se balance l’enseigne sans équivoque drapée de satin rouge voletant comme autant de promesses soyeuses.
Tourne les talons. Oublie tes futiles envies d’éclats. Fuis.

Comme dans un rêve, il tourne la porte et rentre.
Les ombres lâchent prise. La peur, le doute, les jeux insolites couleurs de suie et de sang qui n’ont cessé de faire frissonner son échine tout le long du chemin, tout cela s’éteint, soufflé comme la flamme d’une bougie.
Le Hall semble accueillant, maternel, presque.
Chaleureux. Propre et réconfortant.
Des couronnes de houx (est ce du houx ?) des guirlandes légères de fleurs ou de papillons - à moins que ce ne soient des motifs arachnéens - décorent un grand escalier de bois sombre. Des lampes discrètes, des lanternes de papiers, tandis que cliquètent d’étonnantes et délicates boites à musique, des automates aux prismes pastels.
Paisible. Hors du temps.

Peu de monde dans le Hall. Quelques jeunes filles timides aux yeux graves échangent des gobelets de cristal, certaines entourent deux silhouettes masquées, d’autres s’entretiennent avec un quadragénaire affable au visage découvert.

On dirait une pièce de théâtre. Chaque geste y semble mesuré, nécessaire sans être futile. Un ballet oublié.
Déjà certaines de ces demoiselles accompagnent l’un des masques vers l’étage.
Une adolescente blonde, vêtu de ce qui pourrait être une meringue bleue au parfum de canelle, se glisse doucement vers le nouveau venu.
Ses yeux sont deux étoiles dans l’eau noire d’une mare de forêt.
Sous ses yeux là, le plus misérable des gueux peut rêver d’être roi.

- Messire, susurre-t-elle en faisant bruisser les pétales de sa robe cobalt. Que puis-je pour votre service ?
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Arsenik
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 13

MessagePosté le: Lun 15 Oct 2007, 16:17    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

"Je cherche... l'Epeire ?"
Répondit Arsenik, ne détournant pas son regard de la scène qui se jouait devant lui, impressionné qu'il était par tant de fastes et de finesses (même du point de vue d'un gobelin).
Certes, il s'était déjà trouvé en des lieux comparables, mais il était trop occupé à réaliser ses larcins pour s'attarder à leur contemplation.

_________________
Rien n'empêche de se battre loyalement contre plus fort que soi... à plusieurs et par derrière
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Akelah
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 28
Localisation: Sous l'arbre, ou alors perchée dessus

MessagePosté le: Lun 15 Oct 2007, 20:30    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

L’Orchidée azurée plisse légèrement les yeux. Les épingles de topaze fichée dans ses lourdes tresses sombres scintillent brièvement tandis qu’elle jette un regard vigilant vers le second masque et le quadragénaire, papillonnant autour de leurs hôtesses.
Ces deux là n’ont-ils aucune épouse à s’en aller câliner avant le Nouvel An ?
Rassurée peut-être, la femme fleur esquisse un court salut, ébauche de révérence et d’invite polie, et tend doucement le bras vers les tentures d’un corridor, à quelques mètres de l’escalier.
Le tintement cristallin des boites à musique et des flûtes d’alcool semble doucement décroître tandis qu’elle assure, de sa voix liquide :
- Certainement, Messire Joaillier. Dame Epeire vous attendait.
Elle se penche et happe une lanterne ouvragée, sarcophage de verre fumé exhalant une lumière caramel. Au dessus de son poignet s’entrevoit brièvement une rayure pâle, la cicatrice d’une blessure profonde, lame, corde ou griffure, mais déjà le satin bleu couvre sa main tandis qu’elle tend la lampe à son invité, en tirant d’un geste souple les lourdes tentures :
- Prenez garde aux marches, Messire. Elles sont fort traîtresses.
Le corridor s’ouvre sur un puits de ténèbres.
Des marches en spirale forent le sol et tournent, tournent en une ellipse sans fin.
Un léger courant d’air venu des profondeurs chuchote ce qu’Arsenik sait déjà : un seul faux pas, et les os du maladroit serviront de craie aux futurs excavateurs de Cadwallon.
Neuf Vies en vérité, ce n’est certes pas huit de trop.
Descends, petit ligueur, descends rejoindre les choses ensevelies et les secrets souterrains…

Un.
Deux.
Arsenik, pourquoi donc vouloir être un ligueur ?
Trois.
A la quatrième marche, tandis que ses yeux nyctalopes s’accoutument aux ténèbres (mais qu’il est doux cependant de disposer d’un peu de lumière), la confortable ambiance du Hall lui manque déjà.
Sept : Dans quel pétrin me suis-je fourré ?
Treize : Jusqu’où descend ce damné escalier ?
Vingt et un : Comment un aussi jolie brin de fille a-t-elle écopé d’une telle balafre ?
Vingt-sept : Et surtout… surtout…
Non pas encore, pas là, pas dans ce noir de tombeau, pas dans cette lente noyade vers les profondeurs …
Quarante.
Arsenik n’ose formuler cette question qui le hante depuis qu’il a ouvert et lu la lettre cachetée.
Mais elle taraude sa cervelle et fait grincer ses cervicales.
Cinquante cinq. Ou était-ce Cinquante huit ?
et surtout… surtout…
Pas encore.
Soixante. Peut-être. Qu’importe.
Arsenik compte sans réfléchir, il énumère comme il respire.
Et surtout, surtout, petit ligueur demande toi….
Quatre vingt trois : Qui les as tués, et pourquoi ?

Brusquement, Arsenik se demande ce qu’il pourrait advenir si la jolie putain bleue, là-haut, décidait soudainement de sceller d’une trappe ce monstrueux escalier.
Les araignées mangent-elle les gobelins ?

Par mon Dieu Rat, verrais je poindre la Nouvelle Année ?
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Arsenik
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 13

MessagePosté le: Lun 15 Oct 2007, 21:23    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

Arsenik ne laisserai pas passer cette occasion de se faire un nom, de devenir un franc ligueur, de devenir riche en mettant la main sur un quelconque trésor. Seul cette idée, cette vague lueur d'espoir, lui permettait de ne pas succomber à la panique, de ne pas se laisser totalement envahir par la peur.
Pas la peine de sortir sa lanterne, l'obscurité serait son alliée si jamais il venait à être attaqué.
Il benit sa petite taille qui lui avait permis de pénétrer dans la Ville Haute avec son arme et il glissa la main vers cette dernière.
Arsenik reprit ça lente descente à l'affut de n'importe quel bruit, n'importe quel signe... n'importe quoi.

_________________
Rien n'empêche de se battre loyalement contre plus fort que soi... à plusieurs et par derrière
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Akelah
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 28
Localisation: Sous l'arbre, ou alors perchée dessus

MessagePosté le: Lun 15 Oct 2007, 21:52    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

Cent soixante et onze… lumière.
Cet escalier a donc une fin.
Des bougies tremblent devant lui. Ces langues de lumière oranges dansant dans l’air léger de ce qui doit être l’entrée d’une immense cave lui font presque… presque manquer le majordome planté dans l’ombre du mur.
Arsenik sursaute, stupéfait.
L’homme le domine de plusieurs têtes. Grand, taillé comme une lame de sabre, immobile, presque assoupi.
Par le Seigneur Rat…
Les yeux pâles de cet étrange vampire, énigmatiques, scrute le petit gobelin.
L’homme porte un interminable manteau noir aux larges manches. Sa haute taille et sa maigreur cadavérique sont accentuées par le grand chapeau sombre coiffant son crâne.
Arsenik a déjà croisé quelques uns de cette espèce, mais ne s’attendait certes pas à en trouver un ci-bas sous terre.
Et pourtant, aucun doute possible.
L’insigne couleur d’ivoire fiché dans le haut de forme, les lourdes chaussures ferrées, la bêche qu’étreint l’une des longues mains gantées de gris tel un bâton de marche, tandis que l’autre caresse distraitement sa longue écharpe rêche, tout désigne la sentinelle silencieuse pour ce qu’elle est réellement :
Un magicien des sépultures…
Un fossoyeur. Un croque-mort.
Je veillerais sur ton repos…, telle est leur devise, leur raison d'être et de hanter les rues de la cité.
Ou ses tunnels.
L’homme exhale un long soupir, et le bruit de sa respiration semble celui d’un caveau qui s’entrouvre sous le poids du temps. L’odeur de la terre sèche. Un froufrou de chauve-souris glissant entre deux racines.
- Le Bonsoir, vivant.
Puis, comme s’il réfléchissait à quelque salut plus courtois, le fossoyeur ajoute, d’une voix plus lasse encore :
- Meilleurs Vœux pour cet An.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Arsenik
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 13

MessagePosté le: Lun 15 Oct 2007, 22:22    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

Arsenik fut completement décontenancé par les paroles du fossoyeur, et ne trouva rien de mieux à répondre que:
Bonne année... Rat vous protège.
tout en gardant une main sur sa fidèle masse d'arme.

Une tonne de questions envahissait déjà les pensées du gobelin avant sa descente et l'entrée en scène du croque-mort n'arrangeait rien.
Il reprit ses esprits et déterminé à avoir des réponses, il commença:

Qui êtes vous ? ou sommes nous ? et pourquoi ce message ?

_________________
Rien n'empêche de se battre loyalement contre plus fort que soi... à plusieurs et par derrière
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Akelah
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 28
Localisation: Sous l'arbre, ou alors perchée dessus

MessagePosté le: Lun 15 Oct 2007, 23:05    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

Le fossoyeur se fige, presque décontenancé. Il évoque irresitiblement une mante religieuse, si toutefois les mantes pouvaient se draper d’une redingote noire et exprimer un tel mélange de perplexité et de détachement.
Les croque-morts ont-ils une âme ? Ont-ils seulement un cerveau ?
Il s’appuie sur le manche de sa bêche. Ses réponses sont lentes, s’écoulent comme les grains de silice d’un sablier géant.
- Je comprends. Vous me confondez avec Elle. Je suis… On m’appelle… ah mon vrai nom est oublié depuis longtemps. Les vivants me nomment Catafalque.
Long silence. L’homme lève une de ses mains grises. Il semble désorienté, cherchant encore un sens aux questions du gobelin. Ses mots sont presque un souffle.
- Nous sommes… Vous êtes… là où il se doit. Il faut que ce soit là. La Ligue des morts, vous comprenez….
Un fou. Un croque-mort fou. Il ne peut y avoir d’autres explications. Cette lettre était une farce sinistre, et cet échalas blème le mène en bateau.
Et cependant, le fossoyeur poursuit ses explications morbides et hallucinées.
- L’Epeire et la Morte l’ont décidé. L’une ou l’autre. Les deux peut-être. Je trouve cela fascinant, vous savez... Quelquefois je me dis que l’une - ou l’autre - doivent appartenir au Tarot. Je veux dire être l’une des arcanes. A quoi rêvent les gobelins, je me demande…
Un fou.
Un fou trop calme pour être réel. Cette bêche pourrait fendre un crâne bien plus rapidement qu’elle n’entamerait une motte de glaise. Mais que fait-il ?
Catafalque esquisse quelques pas vers les bougies. Un autre corridor. Une porte de bois aux ferrures complexes.
- Venez. Il est temps de prêtez serment, comme les autres.
La porte grince effroyablement. Le manteau du fossoyeur s’étire telle une voile noire tandis qu’il franchit le seuil de la GrandCave…
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Arsenik
Franc ligueur


Inscrit le: 11 Sep 2007
Messages: 13

MessagePosté le: Mar 16 Oct 2007, 17:21    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

Décidement, toutes ces réponses n'amenaient que d'autres questions, et Arsenik du s'en contenter; s' il ne voulait avoir de meilleurs résultats il lui fallait un autre interlocuteur.
Dans quelle histoire c'était-il encore fourré (aprés la poule qui était sensé parler Syhar, et la composition de la pierre philosophale qui s'est avéré n'être qu'une recette de soupe aux calamars).
Peu importe, Arsenik n'allait pas faire marche arrière, dans cet escalier exigu et obscure; il decida donc de suivre l'étrange personnage.

_________________
Rien n'empêche de se battre loyalement contre plus fort que soi... à plusieurs et par derrière
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
JohnYBR
Franc ligueur

Inscrit le: 16 Jan 2014
Messages: 1

MessagePosté le: Jeu 16 Jan 2014, 14:55    Sujet du message:   Marque ce message et les suivants dans ce sujet comme non lus 

Arsenik louait une chambre sous les toit, au-dessus d'une boucherie tenue par un vieille ogre, du genre à ne pas faire d'histoire, tant que le loyer était payé.
_________________
EX0-112 - EX0-115 - ITIL-F - EX0-117
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail 
Montrer les messages depuis:   Trier par:   
Page 1 sur 1 [11 messages]  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet Marquer le sujet comme non lu :: Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant
 Index du Forum » Aux portes de la ville » Il était une fois
Sauter vers:  

Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group Traduction par : phpBB-fr.com
Version française de Categories Hierarchy © GGWeb-FR
Cadwallon et Wolfen sont des marques déposées RACKHAM. Copyright 1996-2007 RACKHAM, tous droits réservés.
Toutes les illustrations, photographies, figurines et noms de figurines sont des créations exclusives appartenant à Rackham.
[ Temps: 0.2005s ][ Requêtes: 14 (0.0081s) ][ Débogage actif ]